#Dialogues 1

Publié le par Mina

Si je devais m'adresser à l'adolescente que j'étais? Je lui demanderais ce qu'elle aurait voulu être.

 


Elle me dit:

On s'en fout. N'importe quoi! Je veux vivre à 100 à l'heure. Croire que tout est possible. Découvrir 10 000 lieux à la fois et avoir encore envie de partir découvrir l'immensité de cet avenir là. Le mien, le tien, le nôtre si tu es d'accord.

 

 

Et ce garçon là?

Ce garçon là. C'était mon âme, mon étoile. J'ai cru qu'il allait tout me voler quand il partirait. Tous ces moments précieux. Tout le temps passé ensemble. Mais je crois qu'au final, c'est moi qui ait tout gardé.

Et quand je revois ce regard là chez un autre garçon, un regard qui espère, un regard qui dit oui. Alors je me dit qu'il faut que je lui tende la main. Simplement comme ça. Pour aider. Et peut être partager l'intensité d'une rencontre, de deux êtres qui se comprennent. Sans les mots.

 

 

Et la solitude?

La solitude comme une lettre morte, comme une bouteille à la mer perdue à jamais. Mais toujours l'espoir qu'elle arrivera à destination, que quelqu'un trouvera l'étincelle derrière toute cette noirceur.

 

 

Et l'amitié?

L'amitié comme un cadeau empoisonné. La joie hystérique est soeur de l'abîme. Ces moments euphoriques, précieux, semblaient si beaux, éternels. Dur le réveil dans le manque, l'abandon, le désespoir de voir, quelques années après, que les errances de jeunesse ont perdu des amis encore plus loin. Encore.

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